nokyc

L’Illusion de la Sécurité : Pourquoi le KYC est le Plus Grand Danger pour votre Vie Privée

Ellipse-21 défend une vision de Bitcoin comme outil de libération et de souveraineté individuelle. Pourtant, une menace insidieuse pèse sur l’ensemble de notre activité en ligne et financière : le KYC (Know Your Customer).

Sous couvert de lutte contre le blanchiment, cette collecte massive d’identités transforme les institutions financières et toute entité y ayant recours en véritables bombes à retardement pour votre vie privée. En s’appuyant sur les analyses du blog B2P Central et l’actualité brûlante de la cybersécurité en France, découvrons pourquoi il est urgent de repenser notre rapport à l’identité numérique.


Le KYC : Un « Honeypot » pour les cybercriminels

Comme le souligne fort justement B2P Central, le KYC n’est pas seulement une formalité administrative ennuyeuse ; c’est un aimant à pirates (Honeypot). Lorsque vous envoyez une photo de votre passeport et un selfie à une plateforme qui vous le demande, vous créez une empreinte numérique indélébile.

Le problème ? Une fois vos données volées, vous ne pouvez pas changer de visage ou de date de naissance comme vous changeriez un mot de passe. Le risque d’usurpation d’identité devient permanent.


La preuve par l’exemple : Le naufrage de la cybersécurité française

Si vous pensez que les grandes institutions savent protéger vos données, l’année 2025 en France a agi comme un violent rappel à la réalité. Les piratages massifs se sont multipliés, touchant des structures que l’on pensait inexpugnables :

  • France Travail (ex-Pôle Emploi) : Les données de 43 millions de Français ont été compromises en Mars 2024. Noms, prénoms, numéros de sécurité sociale… tout est désormais dans la nature.
  • Toujours chez France Travail (!), une nouvelle attaque en décembre 2025 a permis la consultation potentielle de données de 1,6 million de jeunes suivis par les Missions Locales (accompagnement vers l’emploi). Là aussi, état civil, numéro de Sécurité sociale, coordonnées de contact ont été dérobés.
  • Viamedis et Almerys : Le piratage des prestataires de tiers payant a exposé les données de 33 millions de personnes.
  • Free (Iliad) : Très récemment, l’opérateur a subi une intrusion majeure, avec des fuites d’IBAN et de données personnelles critiques.
  • Boulanger & Cultura : Des millions de clients ont vu leurs informations personnelles s’évaporer suite à des failles de sécurité.
  • Plus grave, c’est le cœur de l’administration française qui a été touchée en décembre 2025, avec une intrusion détectée dans des serveurs de messagerie professionnelle du Ministère de l’Intérieur, permettant l’accès à des fichiers sensibles de police. Les données touchées concernent les traitements d’antécédents judiciaires et les personnes recherchées, ce qui constitue un préjudice grave pour les concernés (mis en cause, victimes et témoins) et leur sécurité.

Ces exemples ne sont pas exhaustifs et les affaires de piratage de données de sociétés crypto, e-commerce ou financières sont légion. Si l’État français et des géants du CAC 40 échouent à sécuriser nos données, est-il vraiment raisonnable de faire confiance à des plateformes sur internet, souvent moins régulées et plus ciblées ?


Pourquoi la vie privée est un droit, indissociable de la sécurité financière

L’article de B2P Central sur l’importance de la vie privée rappelle une vérité fondamentale : la vie privée est une protection.

Pour ce qui est de Bitcoin, en liant votre identité réelle à vos adresses Bitcoin via le KYC, vous exposez l’intégralité de votre patrimoine au regard de quiconque accède à ces bases de données (hackers, administrations zélées, ou individus malveillants). Dans un futur où la valeur du Bitcoin pourrait exploser, être listé comme « détenteur de BTC » dans une base de données piratée fait de vous une cible physique potentielle (attaques à la « clé à molette »).

De manière plus générale, la protection de la vie privée n’est pas un simple confort, mais le fondement même de la souveraineté individuelle face au pouvoir étatique. C’est un sanctuaire inviolable où s’exercent la liberté de pensée et d’action, un rempart contre la surveillance de masse et les velléités de contrôle social. Sans cette « zone d’ombre » nécessaire, le citoyen devient une entité totalement transparente, ce qui annihile toute possibilité de dissidence et fragilise l’équilibre des pouvoirs au profit d’une administration qui peut à tout moment utiliser ces données pour contraindre ou punir. Protéger sa vie privée vis-à-vis de l’État, c’est garantir que la liberté ne soit pas qu’une concession révocable, mais un droit inaliénable…

Les tentatives actuelles d’imposer l’Identité Numérique et les Monnaies Numériques de Banques Centrales (aussi connues sous le nom de CDBC) montrent bien une volonté totalitaire des gouvernements contre leurs populations. Sentiment renforcé par l’initiative liberticide Chat Control promue par l’Union Européenne et qui vise à implémenter une surveillance de masse, directe et automatique de tous les messages échangés, sans aucun consentement préalable et au mépris des droits les plus fondamentaux de l’individu.


Reprendre le contrôle : L’alternative P2P

Il est encore temps de faire marche arrière. Si vous souhaitez acquérir du Bitcoin, la solution réside dans le Peer-to-Peer (P2P) et l’achat de Bitcoin sans identité. Contrairement aux plateformes centralisées, le P2P permet d’échanger directement entre individus, sans laisser de trace centralisée de votre identité. Comme l’explique le blog B2P Central, préserver son anonymat lors de l’achat ou de la vente n’est pas une activité suspecte : c’est un acte de légitime défense numérique.

Nos conseils pour une souveraineté retrouvée :

  1. Privilégiez les plateformes No-KYC (comme Bisq, Peach, Hodl Hodl ou les échanges de gré à gré).
  2. Ne stockez rien sur les échanges : « Not your keys, not your coins ». Mais aussi : « Not your data, not your safety ».
  3. Utilisez des outils de confidentialité : Apprenez à utiliser CoinJoin pour briser le lien entre votre identité passée et vos futurs UTXO.

Globalement, il faut se méfier de tout site ou application qui demande un KYC, sachant que vos données personnelles sont potentiellement une cible, et privilégier une utilisation en pair à pair. Malheureusement, on n’a souvent pas le choix et il importe donc de sensibiliser sur ce point en espérant faire bouger les choses. D’autant que la blockchain peut offrir des solutions alternatives aux besoins d’identifications légitimes, tout en conservant sa vie privée. Ce sera l’objet d’un autre article…


Conclusion

Le KYC est le maillon faible de l’écosystème crypto actuel, mais aussi de toutes les applications en ligne actuelles. Les fuites de données massives, et la France n’est qu’un exemple, prouvent que la centralisation des informations personnelles est une erreur systémique. Chez Ellipse-21, nous vous encourageons à sortir du troupeau et à adopter des pratiques souveraines.

Bitcoin a été conçu pour se passer de tiers de confiance. Il est temps d’appliquer cette philosophie à votre identité.


Pour aller plus loin et apprendre à sécuriser vos actifs loin des regards indiscrets, consultez nos guides pratiques sur Ellipse-21.co :

Et accédez aux articles du blog B2P Central pour en savoir plus sur les enjeux du KYC :

P2P vs. Centralized Exchange (like Coinbase): Why Privacy Matters

https://blog.b2p-central.com/The-Complete-Guide-to-Selling-Bitcoin-Privately

https://blog.b2p-central.com/The-Hidden-Dangers-of-KYC-What-Crypto-Exchanges-Don-t-Tell-You-About-Your-Data

How to Buy Bitcoin Without ID in 2026: The Ultimate Privacy Guide